VitaminWater : que vaut réellement cette boisson vitaminée ?
Publié le 29 mai 2010 -
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VitaminWater, c’est la boisson branchée du moment. La petite bouteille de 500ml est adulée des célébrités, des professionnels de la mode et – naturellement – des parisiens branchés. Il ne fallait donc plus qu’elle soit vue à la main d’Anna Wintour (la rédactrice en chef du Vogue américain à la terrible réputation) pour que les ventes explosent. Exit RedBull, et son mélange à la caféine et au sucre. Pour garder la pêche, il faudra désormais compter sur cette “boisson à l’eau vitaminée”. Même si derrière cette marque se cache le géant américain… Coca-Cola.
La marque est détenue par Coca-Cola depuis 2007. Un poids lourd certes, mais pas tellement réputé très diététique. Et si vous cherchez une référence à la multinationale américaine sur l’emballage, il vous faudra faire les petites lignes. Pas de matraquage publicitaire non plus. A la place, un design plutôt sobre et un ton volontairement léger. Pour voir la date limite de consommation il faudra “jeter un oeil au goulot”. Et pour la conserver : “direction le réfrigérateur”.
VitaminWater “restore” – fruit rouge (b + potassium)
Derrière ce nom plutôt… médical, se cache une bouteille aux tons mauves et blancs. Sur l’étiquette, on nous plante le décor. Sans majuscules. Certainement un truc stylistique de publicitaire dans le mouv’.
“votre boss a pointé aujourd’hui votre nonchalance agaçante ? agréable compliment, mais qu’est-ce qui vous a pris aussi de danser toute la nuit dans votre costume d’ours polaire (à coller le pingouin et sucer les glaçons). aujourd’hui, c’est un cauchemar : foutue impression d’avoir couru 2 marathons avec des pieds de plomb. alors pour que cette soirée reste un bon souvenir et que l’on souligne votre sympathique tonicité : une grande gorgée de restore fruit rouge. sinon y a plus qu’à rouler une pelle à votre boss.”
Bon, le style est plutôt agaçant, les majuscules inexistantes et les apostrophes qui apparaissent ou disparaissent selon les mots laissent perplexe. Mais bon, c’est de la com’ “new generation”. Même style qu’Innocent et ses smoothies, qui demande à ses clients d’appeler le service consommateur pour “partager les derniers potins”. VitaminWater est l’ami de ses clients, bla, bla, bla. Sur une autre bouteille de la gamme (power-c), il vous est annoncé que la boisson vous aidera à battre votre grand-mère au bras de fer.
Blague à part, y’a quoi dedans au juste ?
Ingrédients : eau de source ; fructose ; sucre ; vitamine c, b3, b5, b6, b12 ; acidifiants : acide citrique, phosphate de potassium ; arômes ; concontré de myrtille et carotte ; stabilisants : gomme arabique, esters glycériques de résine de bois (?!).
Ester glycérique de résine de bois : c’est quoi ce truc ? C’est joli, ça fait très “Ushuaïa”, mais après recherche il ne s’agit que de l’additif E445. Vous savez, ces additifs que les consommateurs évitent de plus en plus. Désormais, on les appelle par leur nom, c’est plus vendeur. Mais niveau composition, soyons honnêtes, on a vu pire.
Et le goût dans tout ça ? Moyen. Pas mauvais. Pas super bon non plus. Entre le Powerade, la grenadine et le sirop pour la toux. Oui, difficile à imaginer. Pour l’effet dynamisant, il ne faudra pas trop compter dessus, à moins d’y ajouter un Guronsan.
Conclusion ? A près de 3€ les 50ml, on vous conseille un jus de fruits pressé pour le goût, et un café pour le coup de fouet.



















