Son supérieur hiérarchique le drague sur internet en se faisant passer pour une femme.
Publié le 30 mai 2010 -
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C’est l’histoire d’une romance virtuelle qui finit très mal. Irenenice06@aol.com entretient depuis plusieurs mois une relation avec un employé de la Société Européenne de Cardiologie (Nice). Sauf qu’Irène s’appelle en réalité Stéphane. Confidences, exhibition sexuelle, sentiments naissants… l’employé était loin de s’imaginer qu’il était en train de tomber amoureux de son supérieur.
Mai 2010, l’arrêt de la Cour de Cassation est équivoque :
« Il est établi que M. Stéphane S. a, durant son temps de travail, et par l’intermédiaire de son poste informatique de travail, multiplié les contacts avec [le salarié] sous le pseudonyme de “Irène”, amenant ce dernier à entretenir une relation amoureuse virtuelle avec “Irène”, à se déshabiller et à se “donner” devant la caméra ; que le scénario mis en scène par M. Stéphane S. pour tromper son subordonné a été d’autant plus efficace qu’il profitait de la proximité de ses liens professionnels avec [le salarié] pour recevoir ses confidences et développer ainsi son emprise psychologique. »
Cet arrêt confirme la décision des prud’hommes et de la Cour d’Appel de Nice de priver Stéphane S. d’indemnités de licenciement pour “faute grave” et “violence morale”.



















