Rien ne va plus chez les bleus.
Publié le 20 juin 2010 -
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Alors, ça y est, tout éclate ! Tout ce que pouvait encore représenter l’équipe de France de football a volé en éclat ces derniers jours. Tout s’est déclenché le 18 juin.
Lors de la prestation indigne face au Mexique, le changement effectué à la mi-temps (Gignac remplace Anelka) paraît légitime au vu des 45 premières minutes et de la pâle copie rendue par le soi-disant avant-centre des Bleus. Or on apprend 48 heures plus tard qu’une forte altercation a eu lieu, pendant la pause, entre cet attaquant et Domenech, altercation dont les termes les plus crus sont affichés à la Une du journal L’Équipe.
Anelka a donc craché verbalement sur son sélectionneur, le seul qui l’ait emmené en Coupe du Monde. On mesure rétrospectivement la bonne intuition et le bon jugement d’Aimé Jacquet qui ne l’avait pas pris en 1998 (Anelka était encore très jeune, il est vrai), de Roger Lemerre qui avait fait de même en 2002 et de . . . Raymond Domenech qui s’en était passé en 2006.
Rien de vraiment étonnant de la part de ce joueur instable, très individualiste et imbu de sa personne. Il n’en est pas à son premier conflit. Parti très tôt du PSG (vers 18 ans) sous prétexte qu’il ne joue pas assez, il va enchaîner 8 clubs en 15 ans ! Surnommé « le boudeur » à Arsenal, suspendu 45 jours au Real de Madrid pour avoir refusé de s’entraîner (la sanction sera levée après 15 jours et des excuses officielles) il pointera dans quelques clubs de seconde zone (Fenerbahce, Bolton, Manchester City, . . .) avant de se fixer dernièrement à Chelsea en 2008. Il est également régulièrement en conflit avec les journalistes, acceptant les avantages de sa situation mais pas les inconvénients. Homme de parole à géométrie variable, il avait déclaré en 2003 « Je n’ai pas besoin de l’équipe de France » et en 2005 « Je n’y reviendrai pas, tant que Domenech sera là . »
On peut évidemment s’interroger sur la nécessité de mettre en pleine lumière et à la vue de tout le monde, enfants compris, de telles insultes. Un peu de retenue dans la forme n’aurait – à mon sens – pas été inutile. Mais là n’est pas l’essentiel contrairement à ce que peut penser Evra. Les faits sont là et pour une fois que l’omerta qui règne parfois dans le milieu du foot se fissure on ne va pas se plaindre. L’hypocrisie des discours habituels est navrante.
Le capitaine des Bleus considère que le problème ne se situe pas dans les insultes proférées mais dans le fait que cela se sache. Édifiant ! Je ne souhaite évidemment aucun mal à Evra et ce que je vais évoquer n’est que pure fiction mais je serai curieux de savoir ce qu’il penserait de moi si, jouant dans le même club que lui, je lui cachais que j’ai vu sa femme se faire agresser, que je connais l’agresseur mais que bien sûr je ne lui dirai rien. C’est sûr, il me féliciterait !
Nicolas Anelka n’est toutefois pas ‘’le’’ responsable du fiasco, il en est un acteur important par son comportement sur et hors du terrain. Mais n’oublions pas qu’ils sont 23 joueurs et que celui qui les a choisis a également sa (grosse) part de responsabilité. Je suis certains que d’autres conflits vont apparaître ou sortir car il est flagrant que nous n’avons pas une ‘’équipe’’ de France mais un ensemble disparate de footballeurs endossant un maillot bleu frappé du coq.
Que jean Pierre Escalettes – président de la FFF – y réfléchisse et se remette en question, lui qui a maintenu Domenech au poste de sélectionneur après le fabuleux Euro 2008 (pas une victoire, 1 but marqué, 6 buts encaissés, élimination au premier tour).
Pego




















“Je ne souhaite évidemment aucun mal à Evra et ce que je vais évoquer n’est que pure fiction mais je serai curieux de savoir ce qu’il penserait de moi si, jouant dans le même club que lui, je lui cachais que j’ai vu sa femme se faire agresser, que je connais l’agresseur mais que bien sûr je ne lui dirai rien.”
Comparons ce qui est comparable.