Des paroles et des actes : retour sur le duel Juppé / Hollande
Publié le 27 jan 2012 -
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- Par Pego
Du grand Juppé à l’entame du « duel » attendu avec Hollande. Il tend un piège en parlant de « Sarko » pour que son opposant prononce enfin le nom de Sarkozy. L’humour ‘’Juppéien’’ est vraiment particulier. On est hilares.
Juppé a visiblement étudié avec soin son sujet. Le discours du candidat socialiste prononcé au Bourget n’a aucun secret pour lui, la présentation de ses mesures non plus et il a écouté attentivement la première partie de l’émission. Il attaque frontalement sur le constat présenté par M. Hollande du bilan sarkozyste qu’il juge totalement partial et d’une mauvaise foi sans fond. Il passe ensuite au projet du candidat dans lequel rien ne trouve grâce à ses yeux. On a droit à une querelle de chiffres qui tourne au rébarbatif. Lui qui n’est pas catalogué sarkozyste pur jus, a une parole qui peut porter. Mais son insistance à faire passer le bilan du Président sortant pour une réussite tout au long de son intervention est plutôt surprenante. Il se permet même de tancer plusieurs fois son adversaire sur son « assurance » voire son « arrogance ». On sent là l’angle d’attaque qu’il a choisi. François Hollande montre une pugnacité qu’on ne lui connaissait pas vraiment et une confiance en lui assez forte.
La question de la TVA sociale (ou TVA d’emploi suivant le locuteur) donne lieu à un affrontement plutôt confus. C’est l’occasion pour Juppé de défendre – pour partie – son propre bilan de 1995-1997. Quant à l’Europe, elle donnera lieu à une opposition entre un ministre en exercice défendant l’accord franco-allemand et un candidat à la Présidence qui avance que la France s’est soumise à un Diktat allemand. Une belle confrontation.
Anecdote, Juppé dit : « vous vous contredites », Hollande répond : « vous vous contredisez » et sur ce point, le Bescherelle lui donne raison.
Le débat finit par cet échange :
- M. Hollande, rappelez-vous que le favori de janvier n’a jamais gagné en mai.
- M. Juppé, je suis content d’être le favori de janvier et pense bien être le vainqueur de mai.



















